Bonne nouvelle les gars !…. Babylone est en train de tomber.

Ça croule de partout même dirais-je !… Les murs s’effritent, les briques se désagrègent et enfin la grande prostituée nous est révélée au milieu du champ de ruines, sans fard, sans ses bijoux clinquants et ses habits chatoyants. A oilpé qu’elle est, la Reine Déchue !…

Et du coup le moins que l’on puisse dire c’est que le spectacle était plutôt du genre ragoûtant quand il nous a sauté aux yeux. Là ou en effet l’on s’attendait à trouver une vierge à la peau lisse avec un visage parfait sans défaut dessiné par Boticcelli, Michel-Ange ou Léonard de Vinci, ce minois étant posé sur un corps d’albâtre taillé par un sculpteur respectueux du nombre d’or et des proportions harmonieuses, il nous est apparu à la place une grosse bonne femme laide et adipeuse, un amas de graisse couvert de crasses, de pustules et de vergetures, avec des seins tombant lourdement et une figure bardée de rides dénonçant le poids des ans, que dis-je celui des siècles. L’odeur des immondices, de facto les restes du tas de fumier sur lequel elle se trouvait, et que nous avons tous pris pour un palace luxueux, achevait de compléter ce tableau dantesque. A se demander comment l’illusion a pu tenir jusque là me direz-vous, tellement l’odeur était nauséabonde mais bon !… C’est comme ça !… On devait être enrhumé.

Jugez de la situation par vous-même :

Nous avons Un paysage politique constitué d’incompétents patentés tellement déconnectés de la réalité qu’ils en sont au point d’affirmer que le prix de la chocolatine est dix fois inférieur à celui qu’il est réellement. Des mythomanes notoires, des drogués accros au pouvoir, quand ce n’est pas à d’autres formes de drogues beaucoup plus létales. Des obsédés sexuels sans complexe qui ne cachent même plus leurs déviances malsaines, pour ne pas dire qu’ils en font même la définition d’une nouvelle normalité. Des béni-oui-oui complètement hallucinés et des corrompus cyniques lesquels partagent avec tous les autres précédemment cités leur arrivisme jusqu’au boutisme destructeur et leur dévotion pour le dieu-argent. Voilà ceux qui sont censés nous conduire vers un avenir meilleur.

Pour cet avenir, ces soit-disant élites nous ont concocté un système économique complètement farfelu et iconoclaste, conçu de telle manière qu’on fait des dettes pour rembourser des dettes, entraînant ainsi un collapse inévitable dont on rend responsables les citoyens. Ceux-ci n’ont rien demandé d’autre que vivre décemment, mais c’est comme ça : ils doivent payer !… Payer à la place de ceux qui ont réellement créé cette dette, mais c’est pas grave !… Il faut maintenir à tout prix ce système invivable au nom d’un dogme éculé et désuet, dont tout le monde sait pertinemment qu’il est faux, y compris eux : la croissance, la croissance !…

Résultat des courses, on se retrouve avec une économie totalement en berne du fait que pas un de ces crétins patentés n’avait entériné le fait que faire de la production ne sert strictement à rien si il n’y a personne pour l’acheter aussi on tente de camoufler la chose immonde à l’aide d’artifices de plus en plus dérisoires, de paravents totalement transparents et des triturages de chiffres lesquels n’ont pas besoin de ça pour être complètement incohérents. Ce sont ces mêmes chiffres qui sont interprétés par des analystes goguenards et prétentieux malgré le fait qu’ils soient atteints par la maladie d’Alzheimer, tous les jours sur BFMTV. Dormez tranquille, Mesdames et Messieurs. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles !…

Du coup nos médias n’informent plus de manière objective. ils se contentent de répéter les avis d’autorités dogmatiques douteuses sans vérification, créant ainsi une division primaire et binaire au sein de leur lecteurs, ceux qui ont raison versus « les autres« , appelés pour la circonstance « complotistes« , « extrémistes« , « antisémites » ou Dieu sait quoi encore, et à qui on retire le droit de parole au prétexte de « pensée non conforme« . Ces mêmes médias dont on se demande même où les journalistes ont-il appris leur langue tellement leurs écrits dépassent en nombre la quantité de fautes d’orthographe et de grammaire du présent écrit. D’ailleurs ont-ils seulement des yeux ces journaleux ?… En effet ne faut-il pas être vraiment très myope pour confondre un missile avec une cheminée ?…

Et ce n’est pas fini !…. Nos médecins et nos scientifiques sont tellement discrédités que la population se voit réduite à trouver la connaissance et les soins dans des pratiques dignes du vaudou, du chamanisme où des sectes les plus illuminées. Il faut dire !… Quelle solution reste-t’il quand on sait que lorsqu’on arrive au service des urgences après un simple malaise, les délais d’attente sont tellement important qu’on ne vous voit pas crever sur votre brancard de la crise cardiaque que le dit malaise annonçait ? Pardon ?… Il y avait un défibrillateur dans la salle d’attente ? Problème !… Personne ne savait s’en servir parmi les gens qui attendaient !… Et si ils l’avaient su auraient-ils seulement pris la responsabilité de le faire, hein ?… On ne sait jamais !… Des fois que la famille du décédé porte plainte !…

De ce fait on se retrouve avec un monde complètement dévasté par la pollution, un monde qui soit-disant se serait réchauffé mais ou l’on enregistre cependant des pics de froidure allant jusqu’à moins 20°C là ou auparavant il faisait à peine 1°C en plein mois de janvier. Un monde ou l’on ne peut plus manger quoi que ce soit sans ingurgiter dans le même temps des tonnes de métaux lourds (et encore, si il n’y avait que ça !…). Un monde ou certains pensent déjà qu’il serait possible de taxer l’air que le citoyen respire. Ne rigolez pas ici, il y en a certainement pas mal qui y pensent en haut lieu. D’ailleurs c’est bien déjà le cas pour l’eau qu’on boit, non ?… Un monde que désertent de plus en plus certaines espèces animales, celles-ci préférant se suicider plutôt que de continuer à vivre en crevant la bouche ouverte dans un environnement dont le ciel est sillonné en permanence par des avions qui tracent de très curieuses pistes rectilignes dans le ciel, des pistes qui n’ont manifestement rien à voir avec de la condensation.

Pour couronner le tout, des pandémies qui apparaissent de façon tellement mystérieuse qu’on commence à soupçonner qu’elles sont concoctées dans quelques laboratoires dirigés par des savants fous, obsédés par la diminution de la population pour faire de la place à une nouvelle humanité. Celle-là même dont on se demande si elle a encore quelque chose à voir avec homo sapiens tellement on trouve autant de circuits intégrés que de chair dans ses représentants !… Des maladies qu’on soigne à grand renfort de vaccins qui, non content d’être totalement inefficaces contre la prolifération, sont manifestement encore plus dangereux que le virus qu’ils sont censés éliminer. Des médicaments que l’on teste en catimini sur la population, celle-ci n’ayant plus son mot à dire du fait de l’invocation de « mesures d’urgences » digne d’un monde orwellien telles que le pass vaccinal, le confinement et autre joyeusetés. Ces mesures ayant pour principales conséquences d’encore plus aggraver la santé aussi bien mentale que physique des citoyens, quand ce n’est pas carrément de propager encore plus ce virus qui est tellement sournois qu’on ne voit même pas les conséquences sur le taux de mortalité de l’Humanité. Un monde ou l’on ne sait pas trop si il faut rester debout où assis pour prendre un simple expresso à la terrasse d’un café.

Bref !… Nous sommes maintenant dans une société en totale perdition ou toutes les notions couramment admises telles que l’éthique, la solidarité, le civisme et même le sens familial et l’honnêteté disparaissent au profit de nouveaux concepts totalement fumeux : l’élitisme, le chacun-pour soi, le troisième genre (on voit même poindre le quatrième voire le cinquième), le langage inclusif, la technocratie, l’inclusion du communautarisme au sein des nations, la nécessité d’ailleurs de faire disparaître ces dernières, une redéfinition de la propriété privé qui ressemble ni plus ni moins qu’à une expropriation, j’en passe et des meilleurs… Voilà le programme qui nous est annoncé et voila les nouvelles valeurs de l’Humanité !…

Bien entendu les enfants, au lieu d’être protégés comme il se doit par les anciens, sont au contraire confrontés avant l’heure à la triste réalité d’une fin des temps apocalyptique. Du fait de la négligence de leurs aînés ils deviennent la proie du dernier jouet à la mode. Celui-ci, le smartphone dernier cri que les parents ont confié à leurs rejetons pour se donner bonne conscience d’avoir négligé l’éducation qu’ils auraient dû leur inculquer, va les rendre totalement sans défenses face aux prédateurs qui sévissent sur les réseaux sociaux : harceleurs, violeurs, détraqués de tout poil, quand ce n’est pas des « chef de gang », dealers patentés qui vont les transformer en tueur à gage !… Merci papa, merci maman !…

Ce qui nous amène donc à la solution finale choisie par nos « élites » pour tenter de juguler cette crise : la Guerre !… Mais comme les moyens manquent, celle-ci se fait avec des armées qui à défaut d’hommes ont des fusils mais pas les munitions qui vont avec. Ces armées étant entre les mains de fous furieux va-t’en-guerre qui n’ont jamais vu un champ de bataille mais qui sont tout de même prêts à déclencher un holocauste apocalyptique afin de pouvoir mettre sur le dos d’un ennemi imaginaire le résultat catastrophique engendré par les turpitudes de leur commanditaires. Des batailles menées par des chefs d’état-major qui n’ont jamais été formés aux tactiques de base et dont les mouvements erratiques et désordonnés de troupes sont commentés par des généraux séniles et grabataires même pas capable de constater la réalité. En effet quand on est au point d’annoncer une future victoire alors que la guerre brillamment promotionnée dans les médias ci-dessus cités est de fait perdue dès son déclenchement, c’est que peut-être on est plus mûr pour l’EHPAD que pour la chaise d’invité chez Apolline de Malherbe non ?…

Et tout ça, C’est le fait de quoi ?…. d’une petite minorité qui profite de ce satané boxon pour spolier des ressources qui devraient en principe profiter à tous, les délivrant ensuite au compte-goutte au reste du monde à grand renfort de spéculations et de manœuvres cyniques leur permettant de s’enrichir jusqu’à plus que plus-soif, et qui deviennent ainsi progressivement les maîtres de ballet de cette sinistre farce au détriment bien entendu de la collectivité. Ces fameux 1 % de la population en 2017, lorsque j’ai commencé à officier sur le Net pour prévenir tout le monde, représentait 50 % de la richesse mondiale. Aujourd’hui, à l’heure ou j’écris ces lignes, ils en sont à en détenir 99 %, ces sinistres personnages dont on se demande encore comment ils peuvent oser prétendre appartenir à l’Humanité et donc de facto obtenir une justice équitable. Ces sangsues ne cachent même plus leur délire d’ailleurs puisqu’ils vont jusqu’à déclarer maintenant « vous ne posséderez rien et vous serez heureux« .

Bref !… à la place du jardin d’Eden vers lequel on devait se diriger, On se retrouve avec un tas de ruines fumantes sur lequel Satan et sa clique de démons entament une danse endiablée au son du cri des damnés dans leur chaudron.

Et donc tout ça maintenant ça se voit !… Plus question de cacher la vérité, comme je le disais en introduction, la Grande Prostituée est exposée. Tout le monde la regarde et désapprouve. Il est fortement probable que d’ici très peu de temps maintenant la réaction va venir et elle ne sera certainement pas belle à voir. Franchement il serait temps !…. Oui !.. En vérité je vous le dis mes frères !… Babylone tombe.

Voilà pour la bonne nouvelle !…

Et pourtant les choses ne sont pas aussi simples. Je suis en effet au regret de vous annoncer que, en même temps que l’annonce de cette bonne nouvelle, j’en ai aussi une bien mauvaise à vous communiquer : la chute d’un système ne garantit pas un avenir meilleur. Bien au contraire. Elle ouvre souvent la voie à un nouveau cycle, encore plus destructeur.

Alors là je les vois venir les éternels optimistes me dire « Allons bon, Franck !… qu’est-ce que tu nous fait là ? Il suffit de coller tous ces salopards contre un mur de faire marcher la sulfateuse et de se démerder sans eux non ?… Dans un bon vieux système de VRAIE démocratie, le peuple s’occupe de lui-même sans représentant ! » et patati et patata.

Sauf ton respect ami lecteur tu oublies un détail très important. As-tu en effet remarqué que l’Humanité avait une fâcheuse tendance à se répéter et à commettre TOUJOURS les mêmes erreurs ?

De facto, si on étudie bien l’histoire de l’Homme depuis que celui-ci s’est dressé sur ses pattes arrières, force est de constater que tout ce qu’on a évoqué ci-dessus dans la première partie de cet écrit, et bien c’est du déjà vu, du réchauffé !… Reprenons ensemble chaque point, voulez-vous bien ?

  • Economie en berne : combien de fois est-ce arrivé ne serait-ce que seulement pendant le vingtième siècle ? On a pris ici ce siècle précis pour avoir un chiffre quantifiable. Parce que si on essaye de compter depuis que l’homme a inventé l’économie là notre cerveau n’a pas la quantité de RAM nécessaire pour retenir le nombre. C’est précisément cela qui donne l’impression aux spécialistes de la question que l’économie se résous en terme de cycles.

  • Incompétents et autres malhonnêtes dans le monde politique : là on est dans le cadre d’une généralité et non pas d’une exception. A tel point d’ailleurs que l’Histoire ne retient pour ainsi dire que ceux qui ont été de grands hommes, c’est dire !…

  • Société en perdition ou les valeurs intrinsèques disparaissent : c’est précisément le symptôme d’une chute civilisationnelle ça !… Et des civilisations qui chutent, depuis que l’Humanité a inventé le concept, il y en a eu quelques unes, non ?… N’en citons qu’une histoire de ne pas alourdir notre propos : l’Empire Romain avec ses orgies, l’apparition de mœurs décadentes, ses jeux du cirques et tout le toutim.

  • La pollution et ses dégâts sur le climat : ça c’est un peu nouveau il est vrai mais à petite échelle il suffisait de constater au fur et à mesure de l’Histoire de l’Humanité comment se sont développées nos villes et surtout comment se sont-elles retrouvées confrontés au problème de l’accumulation des déchets pour pouvoir anticiper le fait que si on mondialise l’Humanité, fatalement ce qu’on voyait à échelle moindre allait se reproduire à celle de la planète non ? Et bien est-ce que cela nous a rendu plus raisonnable ça ?… Que nenni !…

  • Pandémies : là encore on a déjà connu ça. La Grande Peste durant l’époque de la Renaissance mais pas que !… La grippe asiatique, la vérole, la syphilis, le choléra, etc … Tout ça c’est du vécu !… De même que les médications inefficaces, les mesures d’urgences etc ….

  • Médecine et science en régression : ce n’est pas pour rien qu’un certain Molière avait écrit « le Malade Imaginaire » non ? Et encore !… là on était déjà dans le cadre du « Siècle des lumières« . Parce que si on remonte jusqu’au Moyen-Age, là… Je ne citerai que le cas de la différence de soin entre le monde arabe et le monde occidentale de cette époque pour soigner une crise d’appendicite : chez les persans, on opérait sous anesthésie, au royaume de France on récitait les prières du Miserere. Que sont devenu ces deux civilisations maintenant ?

  • Médias propagandistes : dois-je vous expliquer comment ça marchait en Allemagne durant la Deuxième Guerre Mondiale ou en U.R.S.S. durant la période de guerre froide ?

  • Guerres stupides : ici je ne fais pas le décompte, chacun jugera par soi-même. Pour ma part j’estime que par définition la guerre, c’est stupide. Qu’il me soit simplement donné de préciser une seule chose : la guerre n’a au final pas d’autre utilité que d’effacer une Dette Publique non remboursable et relancer un système moribond. Prenez n’importe laquelle et regardez ses causes profondes. Vous ne pourrez que faire, tout comme moi, le constat.

  • Notion de dette qui fout la pagaille : ça aussi c’est démontré !… En témoigne le fait que la première dévaluation de monnaie s’est produit précisément dans le pays qui avait inventé le billet de banque, peu de temps après cet événement, c’est dire !… Se référer à l’histoire de la dynastie Song ( 960-1279) pour apprendre que la première idée qui est venu à l’esprit de celui qui a inventé le jiaozi a été de mélanger du plomb dans l’or contenu dans les coffres de l’Empereur de Chine et qui servait de valeur d’adossement à cette première monnaie. Juste histoire d’en émettre plus !…

  • Jeunesse en perdition : pas besoin d’aller chercher loin !… Dois-je vous citer le nombre de pays ou les enfants ont été utilisés tour-à-tour comme esclaves, soldats et mêmes objets sexuels ? Il y en a qui pratiquent encore !… Et pas que des pays en voie de développement soit dit en passant. Par exemple il est connu que le taux de prostitution infantile au Japon dépasse de très loin celui de pas mal de pays du Tiers Monde.

  • Enfin les phagocyteurs de ressources et richesses : durant toute l’histoire de l’Humanité, ce n’est que ça, toujours ça et encore ça. Il n’y a pas eu une époque ou l’Humanité n’a pas connu son Crésus, son Midas, son Bill Gates ou son Rothschild.

Vous voyez ?… L’Histoire se répète inlassablement et inlassablement l’homme tombe dans les mêmes pièges. Tout se passe comme si il n’arrivait pas à se défaire de la paire de lunettes roses qu’on lui a collée sur le nez pour ne pas qu’il examine d’un peu trop près la réalité. Ou plus exactement pour qu’il ne puisse pas voir le chemin ou ses erreurs le conduisent devrais-je dire plutôt !…

Et donc vous comprenez maintenant pourquoi je suis obligé de temporiser la bonne nouvelle que je vous ai transmise au tout début de cet écrit par cette alerte. Oui !… Effectivement le fait que le système chute est une bonne occasion de changer les choses vers un avenir meilleur. A la condition toutefois qu’on sache aussi anticiper le fait que c’est aussi une bonne occasion pour ceux qui veulent nous exploiter d’arriver à leur fins.

En l’état actuel des choses je suis en mesure actuellement de vous affirmer que ce sera précisément ce qui se passera d’ici un avenir très proche. Voilà comment les choses vont se passer probablement :

  • STADE 1 : révolte des citoyens envers leurs élites, que celles-ci soit politiques ou autres. Çà, c’est déjà en cours. En effet, on voit petit à petit apparaître au sein de ce bouillon de culture qu’est l’Humanité une tendance à la contestation de l’ordre établi. Celui-ci est maintenant totalement discrédité. Cela se traduit par des manifestations de plus en plus violentes. Ces violences sont dans un premier temps exploitées par ce même ordre établi pour pouvoir mieux se renforcer. Mais cela ne va pas durer. Maintenir une emprise sur une foule mille fois plus nombreuse exige en effet des moyens considérables. Ces moyens, monopolisés par une poignée de personnes au sommet, s’épuiseront donc peu à peu. L’ordre établi se réfugiera alors dans quelques poches, vraisemblablement des zones urbaines, laissant ainsi le chaos s’installer dans ce qui reste de ce qui était son ancien territoire. Il est même fort probable que les poches de résistance de l’Ordre Etabli ne soit constitués que de quelques quartiers, ceux les plus proches des centres de commandement de l’administration. Cela se voit déjà d’ailleurs: quelle est la grande ville qui n’a pas en effet ses zones de non-droit dans les banlieues ? Progressivement la désobéissance civile deviendra la règle. Puis cette désobéissance deviendra de plus en plus sauvage et agressive. L’économie finira ainsi de tomber, les infrastructures seront de plus en plus laisser à l’abandon et l’État progressivement disparaîtra. Les organismes supra-nationales tel que l’UE suivront car ils ne pourront plus agir du fait qu’ils n’auront plus ni yeux pour observer, ni oreilles pour écouter, ni bras et jambes pour agir, puis au final ni moteur économique pour survivre. A ce stade, il est vraisemblable que ceux qui décide vraiment (les fameux 1 % cités ci-dessus) se seront réfugiés dans quelques sanctuaires hors d’atteinte et bien planqués afin de laisser la populace se défouler sur ce qu’elle croit être « l’élite » mais ne sont en fait que des sous-fifres.

  • STADE 2 : sans Etat pour réguler, très vite la société va s’organiser en quelques petites communautés locales destinées à assurer la survie de leurs membres. Il est logique de penser que des systèmes de démocratie directe vont être mis en place pour la simple et bonne raison que le principal motif qui a provoqué la révolte au stade 1 c’est le fait que tout le monde a constaté que l’État ne jouait plus son rôle de régulateur pour la population dont il avait la charge mais simplement pour remplir la poche de quelques uns qui avaient les moyens de s’auto-proclamer non pas « chef » mais « possédant » du système. L’idée de se débarrasser de l’État de fait s’imposera comme étant la seule solution.

  • STADE 3 : Néanmoins, très vite ce système montrera ses limites. La vérité du concret apparaîtra : les ressources et les capacités à produire de l’énergie étant très mal réparties sur la planète, la nécessité d’échanges entre les entités locales se fera sentir. Au départ ses échanges vont s’organiser sur la base d’accords ponctuels entre les locaux ce qui est une très bonne chose. Néanmoins, c’est précisément là que se trouve la faille du système : plus ça devient complexe, plus ça doit être coordonné, et pour coordonner, il faut une entité qui coordonne, c’est-à-dire une AUTORITE. Bien sûr, au départ cet autorité pourra éventuellement être contrôlé par les entités locales. Mais pour combien de temps ? Gérer un Etat qui se construit petit à petit, c’est une chose. Les citoyens peuvent parfaitement faire. Mais dès que cet Etat doit échanger avec l’extérieur, là ça devient trop complexe. Surtout pour une population qui a autre chose à faire : travailler, aller à la pèche, faire la sieste, aller s’amuser, etc …. Bref, vivre !… Et donc de facto, la tentation de déléguer se fera de plus en plus sentir. Et comme pour déléguer il faut financer, en même temps que la tentation de déléguer, celle de centraliser viendra également. Et fatalement, on le fera.

  • STADE 4 : Et c’est là que nos fameux 1 %, ceux qu’on croyaient disparu reviendront. En catimini, en présentant leur propre candidat à la gouvernance comme « homme du peuple », « sauveur de l’ordre » ou Dieu sait quoi. Ils auront changé de visage, leur discours sera légèrement différent certes mais le fond sera exactement le même que précédemment. Et tout pareillement on se fera avoir !… Tout comme on s’est fait avoir avec ceux qui nous ont amené à la situation que nous vivons actuellement.

N’allez pas croire que je fais une hypothèse ici. Il s’agit d’une prévision, c’est différent. Je n’ai pas peur de dire qu’ici je suis sûr de mon coup à 200 voire 300 %. Savez-vous pourquoi ?… Tout simplement parce que c’est exactement ce qui s’est TOUJOURS passé à chaque révolution.

Bon !… Fi de ce pessimisme latent mais parfaitement justifié. Le but de cet introduction c’était non seulement de vous prévenir mais surtout de vous sensibiliser à la nécessité d’essayer de trouver une solution pour sortir de cette boucle infernale. La nécessité de voir à long terme !.. En effet, si nous ne le faisons pas, il est clair qu’on verra encore Lucifer et ses sbires se trémousser au dessus de nos cadavres. Si vous avez bien compris le message énoncé, vous en êtes vous-même parvenu à comprendre que le problème se situe essentiellement au niveau de la paire de lunettes roses évoquée un peu plus haut. Il nous faut nous l’enlever.

Le processus en quatre phases que nous avons décrit ci-dessus n’est pas autre chose qu’un petit exercice de « systémique humaine« , une discipline que nous sommes actuellement en train d’essayer d’élaborer. Analysons ensemble pourquoi le futur que nous avons décrit a toutes les chances de se produire.

Avant tout l’Homme est un animal. En tant que tel il est soumis, qu’il le veuille ou non, aux mêmes instincts et lois naturelles que n’importe quel autre être vivant. Deux de ces lois et instincts sont particulièrement importants car ils rentrent parfois en contradiction : l’instinct de conservation versus la loi de la survie de l’espèce :

  • instinct de conservation : en face d’un danger l’animal fait tout pour l’éviter. Son premier réflexe c’est la fuite.

  • Loi de la survie de l’espèce : l’animal agit de façon à assurer la subsistance de son espèce.

Quand la loi de la survie de l’espèce va dans le sens de l’instinct de conservation tout va bien. C’est par exemple le cas lorsqu’un troupeau de gazelles se retrouve face à un incendie de brousse. Tout le monde fuit devant le feu du fait de l’instinct de conservation, les petits comme les grands. Dans ce cas précis tout va bien : comme toutes les générations du troupeau se sont éloignées du feu, l’espèce survivra.

Maintenant plaçons sur le chemin de fuite de nos gazelles un précipice. Que se passe-t’il ?… Le troupeau, dans son intégralité fuira devant le feu mais se retrouvera coincé devant le précipice dans l’incapacité d’agir. Et donc de facto, certains se feront brûler vif dans les flammes de l’incendie et d’autres, au dernier moment, sauteront dans le vide pour aller se fracasser le crâne sur les rochers en bas du précipice. Tout le monde meurs, il n’y a donc plus de possibilité de survie pour l’espèce.

Quel aurait due être la bonne solution dans le cas présent ? Tout simplement, au moment ou le feu se déclare, se déplacer en courant parallèlement au feu et au précipice afin de trouver un échappatoire entre les deux. Mais cela signifiait devoir affronter un feu qui se rapproche de plus en plus donc une action qui contrariait l’instinct de conservation. Donc de facto, une certaine aptitude à anticiper, à conceptualiser, ce que le cerveau de notre gazelle ne peux pas faire.

Sommes-nous au même stade d’évolution que la gazelle me direz-vous ? Toi, le lecteur qui me lit peut-être que tu te dis que tu es un être pensant, réfléchi et donc que tu vas faire face à ce satané incendie qui ravage ton milieu naturel, n’est-ce pas ?

Seulement voilà !… Sur Terre, tu n’es pas tout seul. Actuellement, près de huit milliards d’individus partagent ton habitat avec toi. Alors, que se passe-t-il lorsqu’un danger menace l’Humanité dans son intégralité ? La loi des grands nombres s’applique : la solution la plus probable pour un individu donné devient la règle pour l’ensemble de l’Humanité. Et cette solution probable, dictée par l’instinct de conservation, pousse à une fuite immédiate devant le danger, au détriment de la Loi de la Survie de l’espèce.

Bien sûr !… Dans le lot il y aura quelques exceptions, quelques esprits plus raisonnables, ceux qui savent qu’il y a un précipice devant !… Ceux-là crieront aux autres de ne pas aller par là, de ne pas foncer droit devant bêtement. Mais seront-ils écoutés ces esprits exceptionnels ?… Que nenni !… La masse sera bien trop occupé à essayer de sauver sa peau pour pouvoir prêter attention aux paroles du quidam qui à première vue est suffisamment fou pour rester à côté du feu dévastateur. Certains peut-être l’entendront ce fou !… Ceux qui sont dans le voisinage immédiat au moment ou l’incendie se déclenche. Mais dans le lot, combien savent-ils qu’il y a un précipice devant ? En prime un autre effet va aggraver la situation, l’effet « mouton« . En effet, dans une groupe, il y a ceux qui voient l’incendie et qui par réflexe vont fuir, et puis il y a ceux qui n’ont pas vu l’incendie et qui fuient parce que les autres fuient. Ceux-là ne font que suivre le mouvement : « si tout le monde va par là c’est qu’il y a une bonne raison ». Ce sont en fait les plus nombreux et ce sont eux qui sont le plus susceptible de sauter dans le vide.

Et donc de facto, si ils restent quelques survivants après la catastrophe, force est de constater qu’ils ne seront peut-être pas assez nombreux pour perpétuer la race humaine.

Dans le scénario d’une civilisation en train de chuter, comme on l’a vu ci-dessus. C’est exactement le même processus qui intervient : les citoyens vont d’abord chercher à protéger leurs intérêts personnels. Etant occupé à préserver leur statut, nos humains vont donc concentrer leur attention sur l’immédiat et non pas sur le lointain. Nous sommes précisément dans la même situation que la gazelle coincée entre l’incendie et le précipice : l’instinct de conservation prime.

Maintenant, reprenons notre exemple du feu avec le précipice et adaptons-le à une tribu d’homo sapiens d’une taille assez conséquente. Ils ont construit un village entre la savane et le précipice. Plus la tribu est importante et plus on a de chances que dans le lot, on ait un ou deux spécimens qui verront le potentiel danger que représentait un précipice à côté d’une brousse complètement sèche accablée par une chaleur d’enfer sous un soleil de plomb. Ces spécimens se diront alors « si jamais le feu prend là-dedans on est mal. Prenons les mesures qui s’imposent« . Ces quidams visionnaires vont donc prendre soin de placer une barrière devant le précipice et baliser un chemin de sortie pour tout le monde, en cas d’incendie qui menacerait le village.

Bien mieux !… Il est fort probable que le reste des membres de notre village d’homo-sapiens, lorsqu’ils auront vu ce où ces quidams visionnaires se démener à préparer cette voie échappatoire, se diront « Tiens ! C’est pas idiot ça !… Allons les aider !«  et du coup, non seulement le chemin de fuite sera très vite tracé mais en prime de nouvelles idées vont fuser comme celle par exemple qui consiste à désigner des responsable pour organiser la fuite si celle-ci doit avoir lieu, monter des équipes de pompiers pour réduire le plus possible la vitesse de propagation d’un incendie éventuel, etc …. Et du coup le chaos devient ordre. Cet ordre, c’est une vision à long terme qui l’a créé. Celle d’un visionnaire.

Vous voyez ?… Le maître mot est ici prévoyance. C’est cela qu’il nous faut inculquer à l’espèce humaine si celle-ci ne veut pas subir les conséquences d’actes irréfléchis. Et pour prévoir, une science de la prédiction nous serait un outil fort précieux. Un outil prédictif, une sorte de manuel de survie de l’espèce humaine. C’est précisément ce manuel que je vous propose de construire tous ensemble dans un premier temps : le manuel de « systémique humaine« .

Un outil prédictif comme l’avait envisagé un certain Isaac ASIMOV dans son célèbre « Cycle de Fondation« .